BIOGRAPHIE
Mise à jour: mai 2001

Steven Spielberg, né à Cincinnati, Ohio le 18 décembre 1946 a été dès son enfance plongé dans le monde du cinéma, et cela quand il vendait des places pour le compte de ses parents qui tenaient un petit cinéma. Sa carrière de cinéaste commença le jour où son père se vit offrir pour son anniversaire une caméra 8mm. Mais celui-ci n'en faisait pas un très bon usage. et un jour, il la tendit à son fils en lui disant "c'est toi qui filmera dorénavant".

 

Steven Spielberg, entouré de ses parents et de sa soeur Anne.
 


Très curieux de nature, il s'initie rapidement aux maquettes de tournage, à l'animation, aux prises de vue image par image et réalise à 14 ans son premier vrai court métrage, " Escape to nowhere ", qui recrée les campagnes du maréchal Rommel; déjà la seconde guerre mondiale, un thème qui reviendra souvent dans son œuvre. Il se prend alors de passion pour la science-fiction et réalise en 1964 pour un budget de 500$ un film de 140 minutes : " Fire Light ". Celui ci sera projeté en salle et lui rapportera la somme de 600$. Rempli de talent, il eut malgré tout une scolarité peu brillante et il se voit en 1964 refusé l'entrée dans une école de cinéastes . Il intègre alors la Cal State University de Long Island, New York puis parti à l'université de California State, à Long Beach, ou il fréquente assidument les salles de cinéma.

Son succès débute en 1969, grâce à un court métrage: Amblin tourné en 35 mm et d'une durée de 24 mn. Ce film, racontant l'histoire très simple de deux jeunes gens faisant de l'autostop du désert au Pacifique sans s'échanger une seule parole, remporte un prix au festival d'Atlanta et de Venice, CA. Ce succès lui permet de signer alors un contrat de 7 ans avec les studios de télévision d'Universal. Il acquis une solide réputation notamment en dirigeant des personnes comme Joan Crawford dans " Yes ", téléfilm de la série Night Gallery (1969). Il réalise en l'espace de deux ou trois ans de très nombreux téléfilms dont un épisode de Columbo (1970). En 1971, son téléfilm "Duel" remporte un tel succès qu'il en sort une version longue au cinéma. Il obtient même un prix au festival d'Avoriaz.
Sa véritable carrière en tant que réalisateur de cinéma commence en 1974 avec "Sugarland Express" qui malgré d'excellentes critiques essuie un échec commercial, et se poursuit en 1975 par l'incroyable succès des "Dents de la Mer" qui le hissent au sommet du box office international.

En 1977, il enchaîne avec un autre film qui rencontre un immense succès: " Rencontres du Troisième Type " auquel participe son compositeur attitré pour un grand nombre de ses films: John Williams. Ce film assoie définitivement Spielberg dans le peloton de tête des réalisateurs sur lesquels Hollywood doit compter.
1979 est l'année de son premier échec avec la comédie "1941" qui fut très mal accueillie par le public et assassiné par les critiques. De plus, le dépassement de budget est énorme : 26,5 millions de Dollars au lieu des 4 millions prévus initialement. Heureusement, Steven Spielberg ne se laisse pas démonter et tire un bon enseignement de cette expérience, car depuis aucun de ses films n'a subit de dépassement de budget.

"Les Aventuriers de l'Arche Perdue", premier volet de la saga des Indiana Jones est réalisé en 1981, une comédie d'aventure qui marque un changement radical dans la carrière du réalisateur. On voit clairement à ce moment que Steven Spielberg joue la carte du box-office. Mais le véritable succès est "E.T, l'Extraterrestre" en 1982, qui détiendra le record de recettes aux Etats-Unis. Il se fera voler la place 11 ans plus tard par Jurassic Park. Vient alors en 1984 la réalisation d'Indiana Jones et le Temple Maudit, qui est un très grand succès. Les films qu'il réalise jusqu'en 1989 ne connaissent pas de succès (" La couleur pourpre " en 1985 et " L'empire du soleil " en 1987, encore un film sur la seconde guerre mondiale). Malgré ses onze nominations, " La couleur pourpre " ne connaît pas un grand succès auprès du public mais ce film permet à Spielberg de faire reconnaître son talent auprès de ses pairs. En effet, étant plus intimiste que les précédents, il lui permet de montrer de réelles qualitées de directeur d'acteusr au-delà de ses talents de raconteur d'histoires qu'on lui connaissait déjà. Steven Spielberg renoue avec le succès en 1989 grâce à Indiana Jones et la Dernière Croisade, et ce en faisant appel pour la première fois à une star mondialement connue et reconnue au côtés de Harrisson Ford: Sean Connery.

Il retrouve en 1990 deux vieilles connaissances: la science fiction et Richard Dreyfuss, partenaire de “Rencontres du Troisième Type”. Leur nouvelle collaboration s’appelle “Always” et n’a pas le succès de son prédécesseur. C’est un des films les plus méconnus de Spielberg, et il mériterait qu’on le redécouvre, ne serait-ce que pour quelques scènes. En 1991, retour en enfance avec "Hook ou la Revanche du Capitaine Crochet", une histoire de Peter Pan. Dans ce film apparait Robin Williams, ce qui permet entre autre au film de devenir un succès, certe pas aussi important que la saga des Indys.

1993 est à ce jour la plus grande année de Steven Spielberg. Tout d'abord, il réalise Jurassic Park qui on peut le dire explosera le box-office grâce à ses effets spéciaux numériques qui créent une illusion parfaite. L'autre grand succès est La Liste de Schindler,un film sur l'holocaust tourné en noir et blanc. Il permit à son réalisateur d'obtenir (enfin!) 7 oscars, dont celui du meilleur film et du meilleur réalisateur. Ce film touche d'ailleurs de très près ses origines juives.

1996 est une année bien remplie pour Spielberg. Non pas qu’il tourne plus que d’habitude, mais il est apparu sur plusieurs fronts. Le succès de sa production "Men in Black" est impressionnant, et même supérieur à son propre film, “Le Monde Perdu”. Suite plus moyenne de "Jurassic Park", le film manque d’originalité, même si quelques scènes sont réussies. La fin est assez navrante, et on ne peut guère se réjouir de l’annonce d’un "Jurassic Park 3". Spielberg avait-il besoin de tourner cette suite ? Ce n’est sûrement pas pour arrondir ses fins de mois, donc on peut se demander si le côté "je cartonne au box office" de Spielberg n’est pas réapparu... Le film est tout de même un très gros succès, et se regarde toujours mieux qu’un Vandamne ou un Demi Moore. Quand Spielberg rate un film, c’est toujours deux crans au-dessus de la majorité des autres films.
En revanche, cette année est marquée par la création de la maison de production SKG Dreamworks et ceci avec la collaboration de Jeffrey Katzenberg (ex-responsable des studios Disney) et de David Geffen (magnat du disque).
Malgré de premières productions mitigées ("Le Pacificateur" avec George Clooney entre autre), Dreamworks est une grande maison de production avec de grands succès (American Beauty, Le Prince d'Egypte, Gladiator).
Amistad en 1997, film sur la traite des noirs n'est pas un succès.

En 1998, Spielberg tourne cette fois encore une fiction sur la seconde guerre mondiale: Il Faut Sauver le Soldat Ryan. Ce film sur le débarquement du 6 juin 1944 remporte 5 oscars dont celui du meilleur réalisateur. Ce film lui permet de montrer les horreurs de la guerre et entretient le devoir de mémoire.

Tom Hanks, Matt Damon, Edward Burns
Du côté de sa vie privée, Spielberg a été marié de 1985 à 1989 à l'actrice Amy Irving. Il a ensuite épousé en 1991, en secondes noces, Kate Capshaw, qu'il avait dirigée dans Indiana Jones et le Temple Maudit.



Steven Spielberg est actuellement le réalisateur le plus puissant au monde. Ses rôles de producteurs et fondateur de la société Dreamworks confortent un peu plus sa position parmi les cinq personnalités les plus influentes du monde du cinéma. Il est l'archétype même du réalisateur hollywoodien : réalisateur à très grand succès et surfant sur les vagues en pleine vogue ( les dinosaures, les extraterrestres…).

Critiqué pour le côté puéril de la plupart de ses films, il a su prouver avec la couleur pourpre, la liste de Schindler et Il faut sauver le soldat Ryan qu'il était capable de faire des films très adultes, qui émeuvent et font réfléchir les spectateurs.

Son autre grande qualité est de savoir raconter des histoires, et son côté enfant lui permet de le faire comme personne. Les superproductions sont autant nécessaires au cinéma que les drames ou les films intimistes. Steven Spielberg est l'un des seuls réalisateurs avec James Cameron qui réussit encore à émerveiller les spectateurs avec des films à très grand spectacle comme Indiana Jones ou Jurassic Park. Et c'est une qualité assez rare, car la plupart des films de cette catégorie se contentent d'enchaîner explosions et effets spéciaux, qui lassent plus qu'autre chose.